Sud du Viêtnam

Hô Chi Minh Ville, Sud du Viêtnam – 3-10/11/2016

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Après 3 heures de vol, nous arrivons à Hô Chi Minh Ville depuis Taipei. Le changement est radical. Fini les signes chinois. Nous retrouvons notre alphabet latin! Enfin plus ou moins…  A la sortie de l’avion, nous devons faire tamponner nos visas auprès des autorités. Il y a une multitudes de personnes qui patientent déjà ou plutôt qui s’impatientent. Nous remplissons les formulaires, nous donnons une photo pour notre visa et nous payons 25 US$ chacun et nous patientons 20 min pour que la bureaucratie se fasse. Nous voilà accepté au Viêtnam pour une durée de 30 jours.

A la sortie de l’aéroport, ça se complique. Notre ami Google Map se plante royalement avec les bus que nous devions prendre car ils n’existent tout simplement pas! Nous essayons de nous embarquer dans un bus qui fait le transfert entre l’aéroport au centre ville. Il coûte 40000 Dongs. Nous nous méfions de l’itinéraire du bus. Nous décidons plutôt de prendre le bus publique qui à l’air d’aller plus vite et qui ne coûte que 5000 dongs. Dans le mille nous arrivons à notre homestay et nous réalisons qu’on aurait déjà pu se faire avoir par quelqu’un qui voulait juste vendre son ticket de bus pour toucher sa commission.

Notre auberge est un havre de paix. Les gens ici sont très très gentils. L’auberge est silencieuse et il y a tout ce qu’il faut. Par contre, en dehors de l’auberge, c’est l’enfer où règne le chaos! Les rues et les routes sont inondées de scooters et de vespas. Pas seulement les routes mais aussi les trottoirs sont empruntés par les deux roues!!! A chaque croisement, c’est un combat pour traverser la rue. Le flux très important de scooter forme une rivière nous empêchant de passer. Il n’y a que très peu de signalisation et elles ne sont pas forcément respectées.

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Après quelques minutes dans les rues, nous apercevons déjà un vieux qui se fait rouler sur sa canne par un scooter. Plus loin, nous apercevons une dame promenant son petit garçon dans une poussette. Les scooters passent à quelques centimètre. Au feu rouge, le petit garçon dans sa poussette se retrouve juste derrière le pot d’échappement d’un scooter et commence déjà à tousser. Et pourtant, il est sur le trottoir! En marchant direction du centre ville, nous apercevons un accident de scooter dans un rond-point. Une personne est à terre et semble avoir vraiment mal aux jambes… Ces quelques minutes dans les rues nous en disent assez sur Saïgon. Ici, les scooters sont maîtres! Nous ressentons que le piéton n’est pas à sa place.

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On dit que une image vaut 1000 mots. Pour Saïgon, c’est faux! En fait, sur les images, vous ne sentez pas la pollution des gaz d’échappement. Vous n’entendez pas le bruit que peu faire les 7’000’ooo de scooters que possède la ville. Croyez nous, c’est très très très bruyant. En plus de cela rajoutez les klaxons car les Vietnamiens conduisent n’importe comment. A tel point que pendant notre balade, nous avons un mal de crâne énorme ! Une première dans notre tour du monde et pourtant nous en avons vu des mégapoles. En tant que piétons, nous haïssons cette ville. De plus une photographie est une representation d’un seul instant. Or à Saïgon, c’est ce courant continue et constant qu’il faudrait sentir.

Il faut dire quand même du bien de cette ville. Si on y réfléchi bien, ce n’est pas bête du tout de déplacer une, deux, trois, quatre, voire cinq personnes et de la marchandise sur cet engin de 150 kg. Chez nous, c’est plutôt une personne dans 1500 kg qui se déplace toute seule pour aller bosser. Y a du bon à Saigon!

Notre deuxième jour dans la plus grande ville du Viêtnam se passe beaucoup mieux. Nous comprenons déjà mieux le flux de scooter et nous commençons à être des experts pour traverser ce courant continu. Nous profitons déjà bien mieux de la beauté des bâtiments aux styles coloniaux tels que l’opéra ou l’office de poste et des buildings ultra-modernes.

Ce qui est top à Hô Chi Minh Ville ce sont ses nombreux cafés, ses bars et ses restaurants. Il y en a pour tous les goûts. Cela tombe bien car nous avons rendez-vous dans un bar à cocktails avec Camille une amie d’Ilona de l’Ecole Hôtelière de Lausanne et son copain Patrick.

Nous nous sommes rencontrés dans un très joli bar. Autour de délicieux cocktails, nous nous sommes racontés nos différentes vie ! Cela fait déjà plus de trois ans que nous avons gradué et beaucoup de choses ont changées depuis l’EHL. Dans tout les cas, c’est un grand plaisir de se revoir et en plus au Vietnam!

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Mui Né

En route pour Mui Né, une station balnéaire à quelques heures de la ville. Pour cela nous avons droit à un bus couchette. C’est top pour Ilona mais nettement moins bien pour Richard qui est trop grand pour ce type de couchette. Ce n’est pas trop grave étant donné que nous voyageons de jour.

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A l’auberge, on nous avait déconseillé la station balnéaire de Nha Trang car les Russes et les Chinois ont acquis les lieux et on ne parle presque plus le vietnamiens là-bas. Du coup nous nous réjouissons de Mui Né. A notre arrivée, par la plus grande des surprises, nous ne rencontrons pas seulement que des Chinois et des Russes mais aussi des Coréens. Apparemment, les asiatiques ont élu le Viêtnam comme station balnéaire car elle n’est que à quelques heures d’avion de chez eux et le Vietnam n’est pas un pays cher. Un peu comme les îles Canaries, Fuerteventura, ou Lanzarote pour les Européens.

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Mui Né est très reposant. Il n’y a qu’une seule route avec tout le trafique mais sinon, c’est le bord de mer sur plusieurs dizaines de km. 🙂

Bon, il faut dire que la plage pourrait être très belle si les gens la respectaient ou si les gens recyclaient correctement leurs déchets. Seuls les hôtels de luxe nettoie leur plage. Les plages sont donc plutôt de ce style. Autant vous dire que nous nous sommes pas baignés et que le coeur nous a fait mal! Nous nous sentons impuissant face à la destruction du monde pourtant si visible.

Mui Né est aussi réputé pour ces dunes de sables où l’on peut faire de la luge sur le sable

De plus, la Source des Fées en vaut le détour. C’est une balade avec les pieds dans l’eau. Dans notre cas car il a plu toute la nuit alors le lendemain, au lieu d’un ruisseau, nous avons eu droit à une belle rivière.

Un touriste passant par là nous prévient que la rivière est capricieuse aujourd’hui comparé à hier où elle était presque asséchée. C’est après quelques centaines de mètres les pieds dans l’eau et profitant de cette balade unique que nous arrivons au but, les roches en oxyde de fer . Le spectacle est grandiose.

 

Dalat

C’est dans cette jolie ville très européanisée de montagne que nous faisons notre première expérience scooter. C’est avec méfiance tout de même que nous nous lançons dans le chaos de la route (nettement moins pire qu’à HCMC). Pour finir, c’est pas si compliqué que ça ! Enfin surtout pour Ilona qui est à l’arrière :-).

Grâce à ce moyen de transport nous revivons! Fini les piétons! Nous sommes motorisés. Nous pouvons visiter la cité du printemps éternel et sa région à notre rythme.  A Dalat, il y des jolie fleurs partout. Les maisons sont souvent très belles et bien construites. Ici, chaque maison a ses colonnes grecques ou romaines.  La ville est très belle comme son ancienne gare, le lac Ho Xuan Hurong ou sa campagne !

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À 20 km de Dalat on peut visiter les chutes de l’éléphant. Une jolie cascade avec un débit important.

Le chemin pour y aller est déjà bien moins dangereux que la ville ! En plus nous traversons les belles plantations de café tout comme à Salento sauf que ici, on y cultive plutôt du robusta. Un stop café oblige !

Nous avons également visité une soierie. Savez-vous comment la soie est-elle faite ? Nous allons vous l’expliquer:

La Fabrication de la soie

Il est difficile de savoir par où commencer. C’est un peu comme cette question: Qui est arriver en premier, l’oeuf ou la poule? Pour la soie, le papillon ou la chenille?

Pour des raisons logiques nous allons commencer par le papillon bien que nous croyons que la chenille ou le cocon aurait été découvert en premier.

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Le bombyx mori est un papillon blanc très fragile et très éphémère. Il ne peut ni manger ni boire, il ne sait à peine voler. Son seul but sur terre est de rencontrer ses partenaires et de copuler pour obtenir environ 700 oeufs par ponte. Chaque oeuf donnera la naissance à une chenille. On la nomme le vers à soie mais sachez que cela est un abus de langage. Les vers ne se transforment pas en papillon. Il s’agit là donc bien d’une chenille.

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Pour obtenir une soie de qualité, il faut nourrir les chenilles de feuilles de mûrier blanc. Une chenille peut avaler l’équivalent de trois feuilles par jours à sa quatrième semaine d’existence avant d’arrêter de manger pour « baver ».

Les chenilles vont commencer à sécréter ou à baver un unique fil de soie pour construire leur cocon. Puis vont s’enfermer à l’intérieur en chrysalide.

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C’est ici que le gros travail humain commence. On va garder quelques cocons pour avoir des papillons pour la fécondation et maintenir une production durable. Mais la plupart des cocons seront envoyés dans une casserole d’eau bouillante afin de tuer la chrysalide et de ramollir et de décoller les fils de soie.

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Ensuite, dans de l’eau à 50°C, l’extrémité du fil doit être trouvé afin dérouler tout le cocon dans la dévideuse. Le fil d’un seul cocon peut mesurer 1600 mètres.

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Il faudra environ 5 à 7 kg de cocons pour réaliser 1 kg de soie. Le travail est automatisé mais reste bien manuel pour trouver l’extrémité.

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Lorsque la soie est embobinée, elle est lavée et parfois teintée. Elle sera mise sur des métiers à tisser pour en faire le tissu.

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La soie est un des plus noble tissu. Elle est très résistante et elle a un éclat naturel. Son fil est très fin et agréable au toucher. Certaines robes et certains tableaux de soie sont réalisés et sont vendus directement à l’usine. C’est réellement une beauté de voir tous ces produits réalisé du début jusqu’à la fin dans la même usine. Tout le travail à l’usine est réalisé uniquement par des femmes. Les réalisations sont magnifiques!

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Nha Trang

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Oui, oui nous sommes conscients que c’est la station balnéaire bourrée de Russes avec que des grands buildings et une plage pas comme sur les photos. Mais bon pour notre trajet c’était le stop le plus pratique avant de prendre le bus de nuit pour Hoi An. Nous nous sommes donc pris un bel hôtel en signalant que c’était notre voyage de nosse! C’est vrai que c’est une des questions qui nous a le plus été posée depuis le début de notre voyage alors pourquoi pas s’imaginer en « honey moon »! On a tenté l’expérience. Expérience réussie, nous avons eu un upgrade gratuit avec une déco spéciale dans la chambre…

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Pour finir Nha Trang c’est moins pire que ce que nous imaginons…

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« Ca Phe » Vietamien

Depuis notre arrivée au Vietnam nous buvons un café à chaque occasion, plus que jamais depuis le début de notre voyage! C’est parce qu’il est différent et excellent! Le café est fait à la minute avec un petit filtre posé sur la tasse, le café coule goute à goute sur le lait concentré qui est déjà dans la tasse. Après 5min, le café est prêt! Il suffit de mélanger et si l’on veut, de rajouter de la glace et de déguster la spécialité locale!

 

Malgré une image désastreuse du Viêtnam que l’on s’est fait en premier lieu avec Hô Chi Minh Ville, le Viêtnam nous a surpris en bien par la suite. Pour l’instant, notre coups de coeurs pour la ville de Dalat et ses habitants chaleureux, toujours prêts à vous aider.

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2 réflexions sur “Sud du Viêtnam

  1. Merci de partager un moment de votre vie avec nous. L’aventure se terminera alors, profité bien du temps qui vous reste. Je part pour Morges à la Migros pour acheter du Ca Phe ! On vous embrasse, Jojo, Marcelo, Dionisia et moi !

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